Cette page est consacrée à la collection de cartes postales de mon grand-père. L’objectif est de sauver, ce que je considère, comme de véritables œuvres d’art et le témoignage d’une époque. Celle de la Belle Epoque, de la Grande Guerre, des Mondaines et du Paris merveilleux. 

Instagram est le réseau sur lequel s’affichent les belles de ce temps, l’écriture si parfaite de ces femmes et ces hommes…Venant d’une famille où tous les sangs européens se sont croisés et mélangés, où bien des drames, des déracinements et des deuils ont été traversés, je rends hommage à mes ancêtres à travers cette astreinte presque quotidienne : photographier, chercher les bons hashtags, publier…

Je n’ai jamais connu mon grand-père qui avait une grande différence d’âge avec sa femme. Un jour, mon oncle me dit : tiens, elles te reviennent…Je les ai choyées, mises dans des albums photos..

Je ne sais pas pourquoi je me dis, aujourd’hui, que je dois les préserver du temps qui passe. Elles n’ont pas de valeur monétaire donc sont menacées par l’oubli, par mes filles dont ce n’est pas l’histoire.

René Sultana aimait à dire qu’il avait traversé l’Afrique à dos d’éléphant. Il a vécu à Londres, en France, en Algérie et au Maroc. Il était maltais et avait choisi d’écrire en français plutôt qu’en anglais, sur les cartes qu’il envoyait si régulièrement à sa sœur chérie, Henriette.

Vous êtes dans mon cœur. Vous êtes sur la toile et préservées pour quelques temps encore.